Homélies

IV Dimanche de Paques - lettre du pape Francois

 

Le 4 éme dimanche de Pâques nous rappelle l’image de Jésus – le Bon Pasteur. Ce dimanche ouvre aussi la semaine de la prière pour les nouvelles vocations dans l’Église. Le pape François, dans sa lettre pour cette semaine, nous propose de nous  concentrer sur le sens profonde et large du mot « vocation dans le contexte d’une Église synodale qui se met à l’écoute de Dieu et du monde.

Appelés à être tous protagonistes de la mission

 

La synodalité, le fait de marcher ensemble est une vocation fondamentale pour l’Église, et c’est seulement dans cet horizon qu’il est possible de découvrir et de valoriser les différentes vocations, charismes et ministères. En même temps, nous savons que l’Église existe pour évangéliser, en sortant d’elle-même et en semant les graines de l’Évangile dans l’histoire. Une telle mission est donc possible précisément en mettant en synergie tous les domaines de la vie pastorale et, avant cela, en impliquant tous les disciples du Seigneur. En effet, « en vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (cf. Mt 28, 19). Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation ». Nous devons nous méfier de la mentalité qui sépare prêtres et laïcs, considérant les premiers comme des protagonistes et les seconds comme des exécutants, et mener à bien la mission chrétienne en tant qu’unique Peuple de Dieu, laïcs et pasteurs ensemble. Toute l’Église est une communauté évangélisatrice

 

Appelés à être les gardiens les uns des autres et de la création

 

Le mot “vocation” ne doit pas être compris dans un sens restrictif, se référant uniquement à ceux qui suivent le Seigneur sur le chemin d’une consécration particulière. Nous sommes tous appelés à participer à la mission du Christ, qui consiste à réunir l’humanité dispersée et à la réconcilier avec Dieu. Plus généralement, toute personne humaine, avant même de faire l’expérience de la rencontre avec le Christ et d’embrasser la foi chrétienne, reçoit par le don de la vie un appel fondamental : chacun de nous est une créature voulue et aimée par Dieu, pour laquelle il a eu une pensée unique et spéciale, et cette étincelle divine, qui habite le cœur de chaque homme et de chaque femme, nous sommes appelés à la développer au cours de notre vie, en contribuant à la croissance d’une humanité animée par l’amour et l’acceptation mutuelle. Nous sommes appelés à être les gardiens les uns des autres, à construire des liens de concorde et de partage, à guérir les blessures de la création afin que sa beauté ne soit pas détruite.

 

Appelés à accueillir le regard de Dieu

 

C’est dans cette grande vocation commune que s’insère l’appel plus particulier que Dieu nous adresse, en rejoignant notre existence avec son Amour et en la dirigeant vers son but ultime, vers une plénitude qui dépasse même le seuil de la mort. C’est ainsi que Dieu a voulu regarder et regarde notre vie.

On attribue ces mots à Michel-Ange Buonarroti : « Chaque bloc de pierre renferme une statue et c’est au sculpteur de la découvrir ». Si tel est le regard de l’artiste, c’est bien encore plus de cette manière que Dieu nous regarde : dans cette fille de Nazareth, il a vu la Mère de Dieu ; dans le pêcheur Simon, fils de Jonas, il a vu Pierre, la pierre sur laquelle il a construit son Église ; dans le publicain Lévi, il a vu l’apôtre et évangéliste Matthieu ; dans Saul, le dur persécuteur des chrétiens, il a vu Paul, l’apôtre des Gentils. Son regard d’amour nous atteint toujours, nous touche, nous libère et nous transforme, faisant de nous des personnes nouvelles.

Voilà la dynamique de toute vocation : nous sommes rejoints par le regard de Dieu, qui nous appelle. La vocation, comme la sainteté, n’est pas une expérience extraordinaire réservée à quelques-uns. De même qu’il y a « les saints de la porte d’à-côté » (cf. Exhortation apostolique Gaudete et Exsultate, nn. 6-9), de même la vocation est pour tous, parce que tous sont regardés et appelés par Dieu.

Un proverbe de l’Extrême-Orient dit : « l’homme sage regarde l’œuf et voit l’aigle ; il regarde la graine et voit un grand arbre ; il regarde un pécheur et voit un saint ». C’est ainsi que Dieu nous regarde : en chacun de nous, il voit des potentialités, parfois inconnues de nous-mêmes, et tout au long de notre vie, il travaille sans relâche pour que nous puissions les mettre au service du bien commun.

C’est ainsi que naît la vocation, grâce à l’art du divin Sculpteur qui, avec ses “mains”, nous fait sortir de nous-mêmes, pour que se révèle en nous le chef-d’œuvre que nous sommes appelés à être. En particulier, la Parole de Dieu, qui nous libère de l’égocentrisme, est capable de nous purifier, de nous éclairer et de nous recréer. Mettons-nous donc à l’écoute de la Parole, pour nous ouvrir à la vocation que Dieu nous confie ! Et apprenons aussi à écouter nos frères et sœurs dans la foi, car dans leurs conseils et dans leur exemple peut se cacher l’initiative de Dieu, qui nous indique des chemins toujours nouveaux à suivre.

 

Appelés à répondre au regard de Dieu

 

Le regard aimant et créatif de Dieu nous a rejoints de manière singulière en Jésus. En parlant du jeune homme riche, l’évangéliste Marc note : « Jésus le regarda et l’aima » (10, 21). Ce regard d’amour de Jésus se pose sur chacun d’entre nous. Frères et sœurs, laissons-nous toucher par ce regard et laissons-nous porter par lui au-delà de nous-mêmes ! Et apprenons aussi à nous regarder les uns les autres pour que les personnes avec lesquelles nous vivons et que nous rencontrons – quelles qu’elles soient – puissent se sentir accueillies et découvrir qu’il existe Quelqu’un qui les regarde avec amour et les invite à développer tout leur potentiel.

Notre vie change lorsque nous accueillons ce regard. Tout devient un dialogue vocationnel, entre nous et le Seigneur, mais aussi entre nous et les autres. Un dialogue qui, lorsqu’il est vécu en profondeur, nous fait devenir toujours plus ce que nous sommes : dans la vocation au sacerdoce ordonné, pour être des instruments de la grâce et de la miséricorde du Christ ; dans la vocation à la vie consacrée, pour être louange de Dieu et prophètes d’une humanité nouvelle ; dans la vocation au mariage, pour être don réciproque, générateurs et éducateurs de vie. En général, dans chaque vocation et ministère de l’Église, qui nous appelle à regarder les autres et le monde avec les yeux de Dieu, à servir le bien et à répandre l’amour, en actes et en paroles.

À ce propos, je voudrais ici mentionner l’expérience du Dr José Gregorio Hernández Cisneros. Alors qu’il travaillait comme médecin à Caracas, au Venezuela, il a voulu devenir tertiaire franciscain. Plus tard, il a pensé à devenir moine et prêtre, mais sa santé ne le lui a pas permis. Il s’est rendu compte que sa vocation était la profession médicale, dans laquelle il se dépensait surtout pour les pauvres. Il s’est consacré sans réserve aux malades, touchés par l’épidémie de grippe espagnole qui balayait le monde à l’époque. Il a été renversé par une voiture alors qu’il sortait d’une pharmacie où il avait acheté des médicaments pour un patient âgé. Témoin exemplaire de ce que signifie accepter l’appel du Seigneur et y adhérer pleinement, il a été béatifié il y a un an.

 

Appelés à construire un monde fraternel

 

En tant que chrétiens, nous ne sommes pas seulement appelés, c’est-à-dire tous personnellement interpellés par une vocation, mais nous sommes aussi convoqués. Nous sommes comme les tesselles d’une mosaïque, déjà chacune si belles, mais ce n’est qu’ensemble que nous formons une image. Nous brillons, chacun et chacune, comme une étoile dans le cœur de Dieu et au firmament de l’univers, mais nous sommes appelés à former des constellations qui orientent et illuminent le chemin de l’humanité, à partir du contexte dans lequel nous vivons. C’est le mystère de l’Église : dans la convivialité des différences, elle est signe et instrument de ce à quoi l’humanité entière est appelée. C’est pourquoi l’Église doit devenir de plus en plus synodale : capable de marcher ensemble dans l’harmonie de la diversité, dans laquelle chacun a une contribution à apporter et peut participer activement.

Lorsque nous parlons de “vocation”, il ne s’agit donc pas seulement de choisir telle ou telle forme de vie, de vouer son existence à un ministère particulier ou de suivre le charisme d’une famille ou d’un mouvement religieux ou d’une communauté ecclésiale ; il s’agit de réaliser le rêve de Dieu, le grand projet de fraternité que Jésus avait dans son cœur lorsqu’il priait le Père : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Toute vocation dans l’Église, et plus largement dans la société, contribue à un objectif commun : faire résonner parmi les hommes et les femmes cette harmonie des dons nombreux et divers que seul l’Esprit Saint peut susciter. Prêtres, consacrés et fidèles laïcs, marchons et travaillons ensemble, pour témoigner qu’une grande famille humaine unie dans l’amour n’est pas une utopie, mais le projet pour lequel Dieu nous a créés. Prions, frères et sœurs, pour que le peuple de Dieu, au milieu des événements dramatiques de l’histoire, réponde de plus en plus à cet appel. Invoquons la lumière de l’Esprit Saint, afin que chacun d’entre nous puisse trouver sa place et donner le meilleur de lui-même dans ce grand dessein !

 

 

Dimanche de la Misericorde

 

Pourquoi Dieu a -t-il choisi Bernadette et la petite ville française de Lourdes ?

Pourquoi Dieu a-t-il choisi les enfants portugais et le petit village de Fatima ?

Pourquoi Dieu a -t-il  choisi la simple fille polonaise – Faustine pour rappeler  sa Miséricorde ?

Ces personnes,  Bernadette, François et Jacinthe, Lucie et Faustine, unissent la simplicité, le manque d’éducation, l’ humilité, la pauvreté, la souffrance à cause de la maladie et, avant tout, la souffrance à cause de l’ incompréhension et le rejet de leurs missions par les gens...

Mais, même si ces apparitions se sont trouvées en France, au Portugal, en Pologne, elles sont la parole de Dieu pour tout le monde... pour le monde entier...

Aujourd’hui nous voulons nous concentrer sur les apparitions de Jésus à  sœur Faustine... La Fête de la  Miséricorde que nous célébrons aujourd’hui est l’un des fruits de ces apparitions...

Alors.. pourquoi Dieu a - t-il choisi la simple fille polonaise – Faustine pour nous rappeler  sa  Miséricorde ? Pour  comprendre  cela il est bon de se souvenir  du  contexte historique de ces apparitions...

Faustine est née avant la première guerre mondiale. A cette époque la Pologne n’existait pas sur les cartes d’Europe. Pendant une période de 123 ans, elle était occupée par des Allemands, des Autrichiens et des Russes. L’ enfance de sœur Faustine a été marquée par la guerre. Mais il faut rappeler que la guerre, pour les Polonais, ne s’est pas terminée le 11 novembre 1918.. L’État qui a récupéré son Indépendance après la guerre mondiale a été attaqué par l’armée rouge, l’armée des Russes, qui ont  voulu de nouveau occuper la Pologne et qui ont voulu diffuser, propager le communisme dans toute l’  Europe. A cette période, Faustine a  15 ans. Après la guerre elle a eu ses premières expériences mystiques qui l’ont appelées à la vie consacrée.

Elle a réussi à commencer la vie dans la Congrégation en 1925...

En vivant très simplement dans le monastère, en travaillant très durement, elle a vécu ( expérimenté) les rencontres avec Jésus qui lui a confié la mission d’être la secrétaire de la Miséricorde de Dieu.

La première apparition, quand Jésus est venu chez elle comme il est apparu aux Apôtres au Cénacle, s’est passée le 22 février 1931..

Faustine l’a raconté dans ce Petit Journal :

Un soir, alors que j’étais dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle (…). Après un moment, Jésus me dit : Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : « Jésus, j’ai confiance en Toi. » Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle puis dans le monde entier (P. J. 47).

Et ces apparitions ont duré jusqu’ à la mort de Faustine avant la deuxième guerre mondiale...

Alors... Dieu nous a rappelé  sa Miséricorde après une guerre terrible et avant une guerre encore plus cruelle..

Peut-être cela peut nous aider à comprendre les projets de Dieu...

Nous ne pouvons pas oublier, en pensant à ces apparitions, quel a  été  le rôle de Carole Wojtyła dans ces projets de Dieu ...

Grace à lui, ces évènements de la vie de Sainte Faustine, se sont diffusés (répandus) dans le monde entier..

Alors que Sainte Faustine mourrait au monastère à Łagiewniki (elle est décédée le 5 octobre 1938), Carole Wojtyła avec son père arrivaient  à Cracovie (ils y sont  venus en août de cette année- là )...

Quand Wojtyła est devenu l’évêque de ce diocèse il a demandé à son professeur de théologie de faire une  dissertation critique sur le Petit Journal de sœur Faustine... et après son travail, ce professeur, qui était auparavant très critique par rapport à  ces apparitions a changé d’ avis..

Il a donné le témoignage que selon lui ce n’est pas possible que Faustine qui avait terminé seulement les trois classes d’école primaire, puisse créer seule les contenus de ce Journal.. Il a montré la profondeur et la correspondance des contenus du Petit Journal avec la parole de Dieu de l’Ancien et du  Nouveau Testament.

Et enfin, quand Carol Wojtyła est devenu  pape jusqu’à la fin de sa vie il a propagé le culte de la Miséricorde de Dieu...

Il a promulgué cette Fête lors la canonisation de Sainte Faustine en 2000  et pendant le  dernier pèlerinage en Pologne au sanctuaire de la Miséricorde de Dieu  à Łagiewniki à  Cracovie , il a confié le monde au Dieu Miséricordieux..

Il  y a  dit, en  se souvenant de l’histoire du XX siècle : Vraiment, le monde d’aujourd’hui a tellement besoin de la Miséricorde de Dieu...

Qu’est-ce que cela signifie ?

Découvrir les apparitions de sainte Faustine cela signifie découvrir les contenus de  l’Évangile d’aujourd’hui

Par sa mort et sa résurrection, par le don de Son Esprit, Jésus nous a révélé en plénitude l’amour du Père...

Il nous a apporté la paix de Dieu.. il nous a donné l’Esprit de Dieu..

Et les Apôtres qui ont accueilli le pardon de Dieu, la paix de Dieu, l’Esprit de Dieu ont été envoyées pour apporter la miséricorde de Dieu aux autres

Ils  ont été envoyés pour donner à tout le monde le pardon et la paix...

Les apparitions de Sainte Faustine rappellent ce chemin des Apôtres...

Ils nous font souvenir  que dans l’Ancien et Nouveau Testament Dieu a révélé sa Miséricorde

Ils font découvrir la vraie image de Dieu...

Et ensuite, ces apparitions nous invitent à faire confiance à Dieu pour accueillir sa Miséricorde... son pardon et sa paix...

Faire confiance à Jésus – c ‘est le cœur de ces apparitions parce que c’est le chemin vers le cœur miséricordieux de Dieu...

Mais accueillir la miséricorde de Dieu ce n ‘est pas tout...

Les apparitions de Sainte Faustine nous appellent à  être les témoins de cette Miséricorde...

Jésus a dit à Sainte Faustine :

J’exige de toi des actes de miséricorde qui doivent découler de ton amour pour moi. Tu dois témoigner aux autres la miséricorde, toujours et partout, tu ne peux pas t’en écarter, ni t’excuser, ni te justifier. Je te donne trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain: le premier ‑ l’action, le deuxième ‑ la parole, le troisième ‑ la prière; ces trois degrés renferment la plénitude de la miséricorde et c’est la preuve irréfutable de l’amour envers moi. De cette manière, l’âme glorifie et honore ma miséricorde (P. J. 742).

 

Et nous aussi, en accueillant aujourd’hui la grâce de la Miséricorde, soyons les témoins de cette grâce par l’action, par la parole et par la prière..

 

Dimanche de la Résurrection du Seigneur

 

Au début de l’année nous avons organisé une projection de film au presbytère...

et nous avons regardé un film basé sur des faits réels..

C ‘était l’ histoire d’un couple. L’ homme, Lee, était journaliste à Chicago, il avait gagné le prix Pulitzer ; la femme, Leslie,  élevait sa fille et était enceinte d’un fils.. Ils étaient athées...

Et un jour,alors qu’ils étaient  au restaurant, leur fille  a presque perdu la vie ...

Elle a été sauvée par une infirmière qui a considéré  qu’elle ne s’était  pas trouvée  dans ce restaurant par hasard, mais grâce à Dieu...

A partir de ce moment Leslie a commencé à ouvrir son cœur à la grâce de la foi...

Elle est entrée dans la relation personnelle avec Jésus...

Mais son mari ne voulait pas l’accepter...

Il a décidé de discuter la foi de sa femme...

Il a cherché la réponse à la question : Quelle est la vérité , la plus importante dans la foi chrétienne ? il voulait attaquer le fondement de notre foi... pour détourner sa femme de ce chemin...

Rapidement il a découvert que le fondement de notre foi est la résurrection de Jésus...

Ce n’était rien  de révélateur...

Saint Paul a écrit déjà :

Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;

et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.

Et ce journaliste a commencé à chercher les arguments contre la résurrection pour convaincre sa femme...

Il les a prospectés  chez les spécialistes : les archéologues, les médecins, les psychologues, les historiens, ...

 Il a rassemblé les résultats de son enquête dans un  livre qui a été  la base du scenario de ce film...

Mais ça suffit... je fais un spoiler.. je vous encourage à regarder ce film pour vous  poser  vous-même la question : sur quelle base est construite ma foi en la  résurrection.. ?

 

C’est une  question vraiment fondamentale pour notre foi..

Il ne s’agit pas seulement  de questions théologiques... de méditations sur les contenus bibliques...

La question de la résurrection de Jésus c’est la question de notre résurrection... de notre vie après la mort

Quand Jésus a appris que son ami, Lazare, était  décédé ... il est venu à sa maison...

Avec les sœurs de Lazare, Marie et Marthe, il est arrivé au tombeau de son ami et il dit à Marthe :  « Ton frère ressuscitera. »

Marthe a repris : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »

Jésus lui a dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

 

Qu’est –ce que ces paroles nous disent aujourd’hui ?

Jésus nous demande personnellement : Crois-tu en moi ?

De cette foi dépend ta vie !

Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra .. .

Crois-tu cela ?

Je pense... que ces questions doivent toucher chaque cœur...

Surtout maintenant dans ce temps de l’épidémie, quand la foi dans  le progrès de la médecine.. la foi dans notre pouvoir ... la foi dans nos possibilités a été secouée...

Peut-être  que la question : est-ce qu’il y aura quelque chose après la mort... est l’une des dernières interrogations que se posent les personnes  qui  ont presque  perdu leur foi...

Les gens  viennent encore et seulement aux obsèques...

 

Alors qu’est-ce que ce jour de Pâques nous dit de la résurrection de Jésus ?

D’abord..  la résurrection est une  question de  foi... les femmes et les disciples ont vu le tombeau de Jésus vide mais ce n’était pas encore une preuve de la résurrection..  Nous voyons la réaction de Marie Madeleine.. elle ne pense pas que Jésus a ressuscité... elle dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Jésus
souvent a parlé de la résurrection ; de sa résurrection, mais même ses proches : ses amis, ses disciples, ne l’ont pas compris... Les juifs avaient dans leur  religion une idée de la résurrection, mais,  au dernier jour...

Quelque chose comme la résurrection de Jésus les dépassait complètement...

parce que c’était  une réalité qui était  une nouveauté... qui était  une surprise...

à cause de cela , ce n’était pas facile de  croire mais grâce à cela la résurrection était tellement véridique..

Les disciples de Jésus aussi ont dû croire..  et ce n’était pas facile...

Saint Luc a raconté ce qui s’est passé le soir de ce dimanche :

Jésus, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »  Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.

 

Alors..  Ils ont dû croire... comme nous.. Jésus vient à ses disciples mais ils ne peuvent pas le reconnaître : Marie Madeleine dans le jardin, les disciples sur la route à Emmaüs, les apôtres au bord de la mer  de Genezareth...

 

Jésus a provoqué la résurrection de Lazare... Le frère de Marie et Marthe est sorti du tombeau, mais Lazare est revenu à sa vie d’avant sa mort... comme souvent les gens qui reviennent à la vie grâce à  la réanimation...

La résurrection de Jésus n’est pas  le retour à la vie de Jésus d’avant sa mort...

 

Jésus revient dans un  corps, mais ce n’est pas un  corps comme le nôtre...

C’est un corps qui n’est pas limité par le temps et l’espace... il existe dans une autre dimension

Chacun d’eux  a eu  son propre chemin vers la foi... pour Jean, il  a suffi de voir les linges qui sont tombés ... pour Thomas , il a été  nécessaire de  toucher les plaies de Jésus.. pour Marie Madeleine, il a suffi d’ entendre  son prénom dans le jardin...

Mais ils ont passé le chemin de la foi

 

Et en même temps ils ont reçu plus que nous...

Saint Luc a continué le récit de la rencontre de Jésus avec ses disciples :

Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !

Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.

Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »

Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.

Puis il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour ...

 

Les disciples ont eu des expériences particulières...

Saint Pierre a a parlé de cele aujourd’hui :

Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple,
mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,
à nous qui avons mangé et bu avec lui
après sa résurrection d’entre les morts.

 

Les rencontres des disciples avec Jésus, ce ne sont pas seulement des rencontres mystiques, pendant la prière, pendant l’Eucharistie...

Ils ont eu l’expérience de la rencontre avec Jésus Ressuscité qui a changé totalement leur vie ... et elle a changé et change le monde...

Ils ont été choisis pour être les témoins particuliers de cette expérience et ils ont donné leur vie pour ce témoignage...

..

Nous avons besoin de ces témoignages des disciples de Jésus qui ont vécu il y a 2000 ans... et encore plus des témoignages des disciples qui vivent à côté de nous,  nous avons besoin d’ arguments, de réponses... nous avons besoin des films... comme cette image dont je vous ai parlée..

 

Ces témoignages fortifient notre foi... elle ne peut pas être inconsciente, stupide..

mais finalement ... nous sommes en face du tombeau vide de Jésus et nous devons faire seuls... c’est  de la foi, de la confiance ...

 

Jésus nous demande personnellement aujourd’hui : crois-tu en moi ?

... frère et sœur ... tu peux répondre : je ne peux pas.. j’ai beaucoup de doutes..

Par quoi  faut -il commencer ?

 

Il faut d’abord vouloir... si tu veux croire.. demande ! prie !

La foi est un don, est une grâce,  que Dieu veut te donner...

Demande – Lui...


La parole de Dieu te l’a  promis : c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.

La foi nous donne  la réalité du salut qui commence maintenant et ici

La foi ouvre nos yeux... ouvre notre vie à de  nouvelles perspectives...

Elle nous retire la peur, elle nous donne l’espérance..

La foi  nous donne une relation incroyable avec Dieu...

L’expérience de l’amour infini..

Elle nous offre vraiment une  nouvelle vie

 

Rameaux

 

Aujourd’hui Jésus nous invite à participer avec Lui pendant cette semaine  à son dernier chemin, à notre chemin du salut.. participer aux évènements qui nous ouvrent la route vers notre salut, vers notre vie éternelle

Nous voulons être avec lui quand il vient à Jérusalem pour donner sa vie pour nous.

J’ai utilisé intentionnellement le présent en disant que Jésus  vient à Jérusalem...  parce que nous sommes conscients que les celebrations de cette semaines n’sont pas seulement la commémoration des évènements du passé... qui sont arrivés il y a 2000 ans...

Chaque année nous participons à ces évènements hic et hoc, ici et maintenant... C’est possible grâce à la liturgie... La liturgie est la réalité qui rend présents, maintenant et ici, les évènements du passé...

Nous entrons dans la Semaine Sainte. C’est le temps de la grace ...

On a entendu l’Evangile de la Passion... nous savons ce qui se passe pendant cette semaine.. et le reste dépend de nous... nous pouvons avec Jésus passer par sa mort et sa ressurection, et décider de tuer en nous un homme vieux, un pécheur... pour renouveller la vie reçue pendant le bâptème, pour ressusciter avec Jésus..  nous pouvons aussi être seulement des observateurs de ces évènements... ou bien  passer totalement à côté en s’occupant des proches, des repas, des achats, du repos ..

Pour vivre ces Pâques profondément, pour enter avec Jésus sur ce chemin vers notre salut Jésus nous invite à être présent... à être près de lui... à être prés de son coeur... pas seulement dans l’église... mais aussi dans la maison.. en se promenant, en faisant les achats, en faisant la cuisine, en se reposant, en se couchant au lit... à être prés de son cœur

être prés de Jésus le  Jeudi Saint .. accompagner Jésus pendant sa dernière Cène et après au Jardin  des Oliviers.. devant le tribunal de Caïphe,  en  prison... adorer Jésus … 

Vous savez que vous pouvez adorer Jésus qui est présent dans le Saint Sacrement dans notre église en restant aussi dans la maison.. le soir, la nuit.. pendant la journée... cela suffit de  se tourner vers l’église et de penser à lui... et  être près de Lui... en répondant à sa demande au jardin des Oliviers

être près du cœur  de Jésus le  vendredi matin ... alors qu’ il était jugé et flagellé.. avant midi...  quand il a été  condamné et lorsqu’ il portait sa croix...

être près de lui l’ après-midi au moment où il mourrait sur le bois... et s’arrêter à 15 h pour méditer sur la mort de Jésus pour notre salut

Et  le samedi saint, être près du cœur de Jésus, mis au tombeau, pour préparer notre cœur à la résurrection.. pour méditer dans le silence sur notre vie d’ homme âgé .. sur notre  baptême qui a  fait commencer la vie d’un homme nouveau en nous..

méditer sur notre alliance, notre relation avec Jésus... pour renouveler notre vie  pendant la célébration de la résurrection samedi soir ou dimanche de Pâques...

Être présent... c’est l’acte d’amour... c’est quelque chose  d’ évident... quand nous aimons...

Par ce récit de la Passion Jésus veut toucher nos cœurs et nous inviter à sortir de l’indifférence.. veut réveiller nos cœurs..  et les ouvrir à sa grâce..

 

V Dimanche du Carême

 

Nous aimons cet Evangile…

Nous aimons souligner que Jésus n’a pas condamne cette femme…

Mais il arrive que nous oubliions la dernière phrase de cet Evangile :

Va, et désormais ne pèche plus.

Dieu nous aime de manière désintéressée, sans conditions mais il n’aime pas nos pèches...

Dieu nous accepte totalement, mais il n’accepte pas nos pèches...

Dieu nous aime en sachant toutes nos fautes mais en même temps

il hait, il déteste nos pèches, il les rejette ...

C’est un signe qu’il se souci de nous...

C’est possible pour Dieu... qui nous connait totalement,

C’est possible pour Lui qui sait nous séparer de nos actions, nous séparer de nos fautes...

 

Nous nous approchons des Fêtes pascales... et de ce moment,   le plus important de ces Fêtes...  le renouvellement de notre alliance avec Dieu pendant la Veillée Pascale...

Notre renouvellement de baptême sera précédé par la proclamation de nos réponses aux questions :

Pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, rejetez-vous le péché ?

Oui, je le rejette.

Pour échapper au pouvoir du péché, rejetez-vous ce qui conduit au mal ?

Oui, je le rejette.

Pour suivre Jésus-Christ, rejetez-vous Satan qui est l’auteur du péché ?

Oui, je le rejette.

 

Ce sera un moment où nous exprimerons avec une conscience plus grande... que nous voulons commencer une nouvelle vie d’ enfants de Dieu...

Nous voulons nous préparer à ce moment en accueillant le sacrement du pardon...

La confession est un signe que le rejet de nos péchés n’est pas qu’une déclaration, mais qu’il se fait réellement ... concrètement ...

Le sacrement de la réconciliation exprime le sens profond des Fêtes Pascales : la sortie du péché, la libération du mal, le renouvellement de l’alliance avec Dieu...

 

Le prophète Jeremie nous a parlé de cette alliance

Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur.
Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant :
« Apprends à connaître le Seigneur ! »
Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

 

Nous voyons que cette alliance consiste en  la connaissance de Dieu... consiste en la foi...

Et nous savons bien que dans les écritures de Saint Jean « connaître quelqu’un» cela veut dire « avoir une relation avec lui» ...

Connaître Jésus cela signifie avoir des liens d’amitié avec Lui...

 

Saint Paul nous a dit aujourd’hui :

Frères, tous les avantages que j’avais autrefois, je les considère comme une perte
à cause de ce bien qui dépasse tout :
la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.
À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures

Est-ce que je peux dire que j’ai cette connaissance de Jésus... ?

Est-ce que je peux dire que ma relation avec Lui est vraie ? est profonde ? est permanente ? C’est une réponse à la question : quelle est ma foi ?

 

Si j’ai perdu ma relation avec Dieu, si j’ai affaibli ma foi... j’ai encore deux semaines de ce Carême pour m’interroger : pourquoi ? qu’est ce qui s’est passé avec ma foi ?... C’est cette question, qui a été posée par le pape : ...  es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?

 

Alors pourquoi pourrai-je perdre ma relation avec Dieu ?

La cause la plus importante, ne doit pas être mes faiblesses, mes péchés...

Nous avons entendu : Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés...

Le problème le plus grave... c’est l’indifférence, l’insensibilité et la superficialité.. elles tuent les relations... elles causent le manque de foi...

Est-ce que dans notre vallée habitent des gens qui commettent  de grands péchés?

Je ne crois pas...  Je vois les gens qui sont des hommes bons... qui travaillent.. qui s’occupent de leur famille... qui aident leur prochain... qui aiment la nature... qui sont vraiment bienveillants... mais...

Est-ce qu’ils ont une relation profonde avec Jésus... ? ... Est-ce qu’ils croient en Jésus? Beaucoup parmi eux déclarent que non... Ils sont perdu leur foi...

La relation avec Dieu c’est quelque chose d’ indifférent pour eux... qui peut ne pas exister dans leur vie..

c’est notre peine, notre douleur... ce sont nos frères et nos sœurs... ce sont des personnes qui sont entrées dans l’alliance avec Dieu par leur baptême...

cela ne peut pas être indifférent pour nous …

Qu’est-ce que nous pouvons faire ?

D’abord et avant tout vivre notre foi, vivre cette alliance de notre Baptême

Renouveler et fortifier notre relation personnelle avec Jésus... dont découle notre témoignage.. et de la foi vont découler nos actions, notre comportement, nos attitudes..

Aujourd’hui, dans  plusieurs pays est  préservée la tradition de recouvrir les croix...

Quel est le sens de ce signe aujourd’hui ?

Dans la vie quotidienne... la présence d’une personne qui vit à côté de nous  peut devenir une habitude...

Nous pouvons nous arrêter de voir cette personne... de voir son amour, de découvrir sa valeur dans notre vie...

Souvent , et malheureusement... nous découvrons comment cette personne était importante et proche... quand nous la perdons... quand elle nous quitte...

La croix de Jésus est couverte pour découvrir à nouveau qui est Jésus pour nous, pour renouveler notre relation avec Lui..

pour sortir de l’indifférence et de la superficialité...

pour chercher le visage de Jésus profondément... aussi en nous et en notre prochain...

Vendredi Saint son visage sera découvert ...

Son amour sera découvert à nouveau...

L’amour infini resplendissant.. étonnant et incroyable..

Nous verrons son amour qui veut nous attirer

... quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes.

Permettons à Jésus de nous attirer de nouveau vers son cœur...

 

IV Dimanche du Carême

 

Nous avons commencé le Carême en écoutant des paroles de Jésus

Convertissez-vous et croyez en l’Évangile.

Qu’est-ce que cela veut dire se convertir ?

Certainement nous avons entendu que la conversion dans l’Evangile ce n’est pas d’abord le changement de notre comportement...

La conversion dans les paroles de Jésus signifie d’abord le changement de notre pensée..., le changement de perspective, le changement du regard sur notre vie, sur nos relations avec Dieu et avec les autres.

Essayons de percevoir dans l’Evangile d’aujourd’hui le changement de la pensée  des deux fils et essayons de réfléchir comment cette histoire nous invite à la conversion..

Cette parabole nous montre deux fils qui ne se sentent pas bien dans la maison du Père

Ils sont en dehors de la maison du Père...

Le plus jeune prend la part de l’héritage de son Père et peu de jours après, rassemble tout ce qu’il possède et part pour un pays lointain.

Ce fils planifie tout, et il quitte sa maison,

Il semble que le plus jeune ne veuille rien avoir de commun avec sa maison, avec son Père...

Le deuxième fils reste a la maison mais il ne s’y sent pas bien, il sert son Père, il exécute ses commandements, et il ne profite pas des biens du Père, il pense à son frère, il l’envie et il le juge...

Dans cette parabole nous voyons encore le Père qui aime sans conditions ses fils, à qui il donne tout ...

Pourquoi ne se sentent- ils pas bien dans la maison du Père ?....

C’est la question que nous nous posons... Nous savons que cette parabole nous représente Dieu qui est notre Père et la communauté des croyants, la communauté de l’Eglise qui est la maison du Père...

Pourquoi quelqu’un quitte cette maison et vit comme si Dieu n’existait pas ?

Pourquoi quelqu’un ne se sent pas bien dans la maison du Père ?

Je pense que dans cette parabole ni le premier fils ni le deuxième n’ont de relation avec leurs Père, une relation filiale...

et pour cette raison il n’y a pas de relation fraternelle entre eux...

Ils ne connaissent pas bien leurs Père, ne voient pas l’amour du Père, ne voient pas que tout ce qui est au Père est à eux

peut-être , voient -ils seulement les règles, les commandements dans la maison du Père... ?

peut-être, .. n’ acceptent -ils pas de règles dans la maison du Père et ne se sentent -ils pas libres,... ?

et dans ce moment, ils ont besoin du changement de leurs pensée...ils ont besoin de conversion..

Chaque maison possédé ses règles, ses principes...

aussi Dieu, dans sa maison, nous donne ses commandements,

aussi l’Eglise, la communauté des croyants, nous donne ses commandements..

Dans mon travail avec les jeunes, dans l’école, dans la paroisse, très souvent j’ai rencontré des gens, qui n’acceptent pas tous les commandements de Dieu, qui ont critiqué l’enseignement de l’Eglise, qui acceptent seulement certains éléments de la Loi de Dieu...

Et puis, j’ai vu souvent, comment ces personnes ont découvert la relation  personnelle avec Dieu, et tout a changé...

Quand ces personnes ont connu Dieu, quand elles sont entrées dans la relation avec Jésus, elles ont été capables de connaitre le sens profond des commandements de Dieu et de l’Eglise, elles ont été capables de les accepter...

Nous avons entendu pendant cette semaine les paroles de Jésus :

Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir...

Jésus n’est pas venu abolir le dix commandements, il n’est pas venu libéraliser la Loi de Dieu...

Il est venu nous donner la liberté par la Loi de Dieu, non la liberté des commandements mais la liberté dans les commandements...

Si je suis dans la relation avec Jésus, l’acceptation de tous les commandements pourrait être pour moi le chemin de la liberté.

C’est la conversion. C‘est le changement de la pensée.

La découverte du sens profond de la liberté chrétienne est différente de la liberté libérale proposée par ce monde.

La découverte de la liberté chrétienne se réalise par l’acceptation des commandements qui sont dans la maison du Père,

La découverte de la liberté chrétienne se réalise par la relation de l’amour, de la confiance ; par la relation filiale et fraternelle.

La découverte de cette liberté chrétienne nous conduit a la vie

la liberté qui rejette les commandements nous conduit à la mort...

Il fallait festoyer et se réjouir – dit le Père -
car ton frère que voilà était mort,
et il est revenu à la vie

Regardons encore dans un autre exemple comment la relation avec le Père change la pensée des fils...

Le jeune fils commence à se trouver dans le besoin.
et il dit : Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,
et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père,
et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.

Il pense, avant tout, a lui-même, a ses besoins, a sa faim... il ne pense pas a son Père, a sa souffrance...

 Il veut revenir vers son Père et il ne pense pas qu’il puisse être dans la relation filiale avec son Père, il se suffit d’ être  l’un de ses ouvriers.

Tout a changé quand le fils voit l’ accueil du Père, l’amour du Père...

Il ne dit pas : Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.

Il dit seulement :

Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

Le fils voit son Père, il voit qu’ il a blessé son Père...

Combien de fois j’ai entendu les gens qui me disaient :

Je vais a la messe quand j’en ressens le besoin..

Je prie quand j’en ressens le besoin...

Je me confesse quand j’en ressens le besoin...

Moi, moi, moi... mes besoins

Et le Père ?

Tu réfléchis a ce qu’ il ressent ? ce que ressent son cœur ?

C’est la conversion. C ‘est le changement de la pensée.

C’est le changement de perspective, le changement du regard sur notre vue, sur notre relations avec Dieu et avec les autres.

 

III Dimanche du Carême

 

La Parole de Jésus nous invite aujourd’hui à la conversion...

L’Evangile  nous montre que les évènements qui se passent dans le monde, les évènements difficiles, terribles ; ces évènements sont liés à la souffrance.. et ils nous appelent à la conversion...

Ces dix-huit personnes
tuées par la chute de la tour de Siloé,
pensez-vous qu’elles étaient plus coupables
que tous les autres habitants de Jérusalem ?

Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même.

 

Tout l’Evangile est une invitation à la conversion...

Au commencement de la Bonne Nouvelle nous entendons :

« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

On a commencé le Careme en écoutant ces paroles.

Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

Toute la mission de Jésus au début est l’invitation à la conversion...

 

Qu’est-ce que cela veut dire se convertir ?

Qu’est-ce que c’est la conversion ?

Est-ce que je veux me convertir ?

Se convertir cela veut dire changer sa façon de penser...

Se convertir ... cela signifie réfléchir à son  échelle des valeurs et vouloir la changer ; vouloir détrôner les valeurs qui occupent la place de Dieu...

Se convertir cela signifie rejeter tout ce que m’éloigne de Dieu – mes péchés...

Pendant le Carême … l’Eglise nous appelle à la confession des péchés...

est-ce que chacun de nous n’a pas besoin du pardon...

n’a pas besoin de la réconciliation ?

Jean Baptiste nous montre Jésus et il dit : Voici l’ Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde...

Oui, Dieu seul peut me pardonner mes péchés...

Je ne peux pas le faire seul..

Jésus me pardonne mes péchés... et il le fait dans le sacrement du pardon

il a voulu que dans une situation normale  ,    la confession des péchés  puisse  être réalisée  dans le sacrement du pardon...

Le sacrement du pardon est le fondement de la préparation  de notre cœur avant les Paques..

C’est le sacrement de la tendresse de Dieu, de l’amour de Dieu, de la Miséricorde..

C’est le signe de la conversion

Pourquoi Jésus a t – il voulu que le sacrement du pardon se réalise normalement par la confession devant le prêtre qui est pécheur..

Il y a beaucoup de raisons... par exemple

ce sacrement nous réconcilie pas seulement avec Dieu mais  aussi avec la communauté humaine qui est  blessée  par mes péchés, qui est représentée  par le prêtre ;

chaque sacrement est un  signe qui doit être visible, objectif...

cette  manière   de  confesser  des péchés brise mon orgueil ... etc

mais la raison la plus importante est la parole de Dieu qui nous montre que Jésus l’a voulu...

Prions pour notre communaute paroissiale

Pour que nous soyons capables de nous  convertir et  de confesser nos péchés

Demandons à Dieu pour nous la grâce du bon sacrement du pardon..

 

II Dimanche du Carême

 

Dans la basilique de la Transfiguration du Seigneur sur le mont Thabor en Israël on peut voir des mosaïques qui sont liées aux évènements de l’Évangile d’aujourd’hui...

A côté de la scène de la Transfiguration on peut trouver l’image qui représente le mystère de la naissance de Jésus, le mystère pendant lequel Dieu s’est fait homme..

On peut voir une image  qui représente la mort de Jésus dont ont parlé Moise et Elie avec Jésus..

On peut trouver aussi la scène de la Résurrection annoncée par l’évènement sur le  Thabor

Et enfin on peut voir une mosaïque représentant la première Eucharistie de Jésus...

Vraiment, dans chaque Eucharistie nous participons à ces mystères...

Au mystère de Noël et au  mystère de Pâques...

Chaque Eucharistie est le moment où Jésus nous prend avec lui sur une haute montagne et où  il nous permet de participer à la transfiguration...

Consciemment je n’ai pas dit « à la transfiguration de Jésus »... parce que pendant l’Eucharistie se fait sa transfiguration et aussi la nôtre...

Est-ce que la participation à l’Eucharistie nous transforme ? Est-ce qu’ elle nous transfigure ?

C’est la question que je dois me poser d ‘ abord à moi-même qui participe chaque jour à l’Eucharistie

Et après je vous la pose , vous qui venez à la messe une fois par semaine

Et ensuite nous pouvons réfléchir pourquoi cette participation n’apporte pas de  grands fruits dans notre vie ?

Qu’est-ce que nous pouvons faire pour  changer cela ?

La première lecture nous propose une  première indication...

En parlant d’ Abraham la parole de Dieu nous montre sa foi...

La foi est la première condition à la participation fructueuse à l’Eucharistie...

Vous connaissez bien la personne de Marthe Robin... qui, à cause de sa maladie,

n’a rien mangé , sauf l’Eucharistie, pendant 50 ans...

 elle a dit aux personnes qui ne pouvaient pas le comprendre et l’accepter… :

Je ne me nourris que de cela. On m’humecte la bouche mais je ne puis avaler. L’hostie me procure une impression physique de nourriture. Jésus étant tout mon corps, c’est Lui qui me nourrit. C’est comme une Résurrection.

J’ai envie de crier à ceux qui me demandent si je mange que je mange plus qu’eux, car je suis nourrie par l’Eucharistie du sang et de la chair de Jésus.
J’ai envie de leur dire que c’est eux qui arrêtent en eux les effets de cette nourriture, ils en bloquent les effets.

Le manque de  foi  bloque en nous les fruits de la Sainte Communion...

Le manque de  foi qui est la vraie relation avec Jésus ; la relation proche et profonde...

Mais pas seulement ...

Aussi le manque de compréhension de ce qu’ est l’Eucharistie ne permet  pas d’en   profiter pleinement... 

Je suis  sûr qu’ en croyant véritablement et en sachant  ce qu’ est l’Eucharistie ,

Nous ne la quitterons jamais..

Je le répète souvent parce que j’en suis  sûr...

Cette incompréhension de l’Eucharistie s’exprime aussi quand nous opposons la participation à la Messe et la charité...

quelqu’un m’a dit qu’il connaît des gens qui sont de  bons chrétiens parce qu’ils pratiquent l’amour du prochain mais qui ne vont pas à la Messe... et puis il a dit qu’il connaît des gens qui vont à la messe mais qui  ne sont pas  de bons chrétiens parce qu’ils ne pratiquent pas  l’amour du prochain...

C’est un malentendu...

Il n’y pas de bons chrétiens qui ne participent pas à l’Eucharistie et  il n’y a pas de bons chrétiens qui ne pratiquent pas  l’amour du prochain... les uns et les autres tout simplement ne comprennent pas ce qu’ est l’Eucharistie

On ne peut pas séparer l’Eucharistie et l’amour du prochain. Ce sont des réalités qui sont unies.

L’Eucharistie, ce n’est pas seulement la célébration... c ;est un style de vie qui s’exprime par l’amour...

Souvent, l’Eucharistie ne nous  change pas parce que nous ne voyons pas la relation entre elle et notre vie...

Saint Jean Paul II a écrit :

Si, en effet, la vie chrétienne s'exprime dans l'accomplissement du plus grand commandement, c'est-à-dire dans l'amour de Dieu et du prochain, cet amour trouve sa source précisément dans le saint sacrement, qui est appelé communément sacrement de l'amour. L'Eucharistie signifie cette charité, et donc elle la rappelle, elle la rend présente et en même temps elle la réalise. Le sens authentique de l'Eucharistie devient, de soi, une école d'amour effectif envers le prochain. L'Eucharistie nous éduque plus profondément à cet amour. Elle nous montre en effet la valeur aux yeux de Dieu de tout être humain, notre frère et notre soeur, si le Christ s'offre lui-même pareillement à chacun, sous les espèces du pain et du vin. Si notre culte eucharistique est authentique, il doit faire croître en nous la conscience de la dignité de tout homme. La conscience de cette dignité devient le motif le plus profond de notre rapport avec le prochain.

C’est sont des réalités fondamentales... la foi qui s ‘exprime par l’amour et la compréhension...

Mais il y a aussi beaucoup d ’ autres choses qui ont de l’influence sur  la fructuosité de notre Eucharistie... des chose qui peuvent découler du manque de foi ou de  compréhension...

Par exemple... La fructuosité de l’Eucharistie dépend beaucoup de notre préparation avant la Messe. Pas seulement la préparation de la célébration...

Le manque de foi peut faire  que nous nous concentrions sur la célébration qui devient davantage un  spectacle...

Nous parlons avant la Messe comme au théâtre ... la Messe commence ... nous chantons... nous attendons que le prêtre  accomplisse bien  son rôle.. comme pendant le spectacle...

Et nous commençons à perdre la présence de Dieu et le mystère du sacrement...

Nous nous concentrons sur les chants, les paroles, la décoration, la musique... nous réfléchissons  à ce qu’il faut faire pour  que l’Eucharistie soit plus attractive... 

Je pense que par  nous seuls... nous ne pouvons  rien faire pour que  la messe soit attractive...

La beauté de la liturgie qui vraiment peut attirer certains... par exemple les jeunes... découle de la Beauté de Dieu...

Cela découle de notre désir de rendre gloire à Dieu... Cela crée la beauté qui attire...

La préparation avant l’Eucharistie est avant tout, la préparation de notre cœur en silence, en écoutant la parole de Dieu, en me posant la question pourquoi je viens ici... et pour qui je viens ici.. et qu’est-ce que j’apporte à Dieu pour qu ‘il me change

Si je n’apporte rien il ne changera rien... C’est la vérité très simple de notre transfiguration...

Je Vous en prie les animateurs... Commencez quelque minutes plus tôt la préparation des chants pour laisser quelque minutes en silence avant la Messe...

Je Vous prie de venir quelque minutes plus tôt pour vous préparer en silence à la participation  à ce mystère...

 

I Dimanche du Carême

 

Jésus, dans l’Esprit, fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable.

Nous commençons notre Carême en entendant parler de la tentation de Jésus.

Pourquoi? Parce que le temps des retraites nous invite à sortir au désert spirituel où Dieu veut parler à notre cœur...

Il a dit dans le livre du prophète Osée :

C’est pourquoi, mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur..

Mais aussi dans notre désert nous sommes, nous aussi, tentés par le diable.... et cette tentation pour nous ne doit pas être quelque chose de négatif... au contraire... la tentation  peut  nous montrer ce qui se passe dans nos cœurs... ce qui est important dans notre vie...  quelle est notre hiérarchie des valeurs... quelle est la place de Dieu dans notre vie..

Jésus dans le désert avait faim...

Et le diable Lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »

Mais le diable tente Jésus pour apaiser pas seulement sa faim...

Jésus a le pouvoir d’ordonner à toutes les pierres de devenir du pain,

Jésus peut apaiser la faim dans le  monde et il n’est pas indifférent à la faim des hommes .. il a montré cela lorsqu’il a multiplié miraculeusement des pains et des poissons dans le désert.

Et le diable, sans cesse, tente Jésus : Montres ton pouvoir !

Tu dis que tu nous aimes, tu vois l’ injustice, la faim, la souffrance du monde...

Si tu es Fils de Dieu, si tu nous aimes, tu résoudras les problèmes du monde : la soif, les guerres, les maladies...

Jésus a été tenté de cette façon, Dieu est tenté, tout le temps, de cette façon...

Pourquoi  cette tentation ?

Pourquoi Jésus ne veut t-il pas accepter-la proposition du diable

Jésus a donné la réponse:

« Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. »

Qu’ est – ce que cela signifie ?

...  Jésus n’est pas indifférent á la faim des hommes ..

L’Église ne peut pas être indifférente à la faim des hommes ..

Mais Dieu veut nous montrer que pour résoudre les problèmes du monde il y a d’autres chemins..

Le monde demande à Jésus, en répétant la tentation du diable, qu’est-ce tu nous donnes ?

Si tu t’occupes de nos problèmes, nous croirons en toi – quelle tentation !

Si tu ne peux pas résoudre nos problèmes, nous n’aurons pas besoin de toi...

et beaucoup de gens rejettent Dieu à cause de la faim, des maladies, de la souffrance...

Et Jésus répond...  L’homme ne vit pas seulement de pain. »

Qu’ est – ce que cela signifie ?

Jésus nous dit : Je vous apporte Dieu... je vous donne Dieu

Et je veux vous montrer que Dieu est le premier... Dieu doit être le premier dans votre vie...

Toutes les réponses de Jésus aux tentations de Satan, sont concentrées sur  Dieu..., sont concentrées sur l’écoute des Paroles de Dieu, sont concentrées sur l’obéissance à la volonté de Dieu...

Et Jésus nous dit : si vous accueillez Dieu, s’ il est le premier dans votre vie .... vous entrerez sur le vrai chemin de la résolution des problèmes du monde... et du problème de la faim aussi...

Alfred Delp, le jésuite qui a été exécuté par les nazis, dit : le pain est important, la liberté est plus importante, mais la chose la plus importante de toutes, c’est la fidélité constante et l’adoration jamais trahie...

Là où cet ordre des biens n’est pas respecté, mais renversé – dit le pape Benoît XVI dans son livre Jésus de Nazareth - il n’y a pas alors de justice, il n’y a pas de soucis de l’homme qui souffre...

Là où Dieu est considéré comme une grandeur secondaire que l’on peut écarter temporairement ou complètement, au nom de choses plus importantes – dit le pape - alors ces choses supposées plus importantes échouent aussi.

Vous connaissez  l’histoire du monde et je connais, en tant que Polonais, de ma propre expérience, les conséquences du marxisme, du communisme - des régimes qui voulaient changer le monde sans Dieu... des conséquences terribles...

Le pape Benoît XVI a donné aussi comme exemple les secours des pays développés pour les pays du Tiers - Monde.

Les pays développés croyaient pouvoir transformer les pierres en pain – dit le pape -  mais elles donnent des pierres à la place du pain...

Le secours sans respect pour les valeurs, l’aide sans Dieu, a fait  du Tiers Monde, le vrai Tiers Monde– dit Benoît XVI...

Regardons !  Le diable ne nous tente pas seulement pour faire le mal...

Satan nous tente d’abord à renoncer aux biens les plus grands et à choisir les biens qui ont moins de valeurs,  aux biens les plus médiocres

Le diable nous tente, nous chrétiens et nous dit : ne vous occupez pas de Dieu... vous avez des choses plus importantes à faire ... il faut changer le monde...

Le diable nous tente et nous dit: Si vous êtes des chrétiens, d’abord, occupez vous des problèmes du monde : la faim, les guerres, la pollution de l’environnement, la migration etc.

Le diable veut seulement qu’on ne s’occupe pas de Dieu, qu’on ne consacre pas de temps à Dieu...

Il veut nous détourner de Dieu. Tel est le sens de la tentation du diable...

Et nous, en agissant contre cette tentation nous sommes appelés à la conversion

La conversion vers Dieu... la conversion cela veut dire que Dieu doit être le premier... La conversion qui permet de changer le monde... 

Tout l’ Évangile est l’invitation à la conversion...

Au commencement de la Bonne Nouvelle nous entendons :

« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

On a commencé le Carême en écoutant ces paroles.

Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

Toute la  mission de Jésus au début est l’invitation à la conversion...

Qu’est-ce que cela veut dire se convertir ?

Qu’est-ce que c’est la conversion ?

Nous pensons souvent que nous nous convertissons de nos péchés...

Pas seulement ...

Je veux Vous donner cet exemple :

Nous avons reçu de Dieu beaucoup de choses pour être heureux.

Nous appuyons notre vie sur ces choses ; elles sont la garantie de notre bonheur.

Ce sont : la santé, l’amour, la famille, l’amitié, le satisfaction du travail, l’argent , la condition physique, la foi, etc...

et la conversion cela veut dire le choix de Dieu comme   première place dans sa vie...

C ‘est le sens, c’est la définition de la foi...

Être un homme croyant cela signifie appuyer sa vie sur Dieu..

Être un homme croyant cela veut dire remplir le premier commandement : Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi et le commandement de Jésus :

Le diable ne nous tente pas seulement pour faire le mal...

Satan nous tente d’abord à renoncer aux biens les plus grands et à choisir les autres biens.

Se convertir cela signifie retourner vers Dieu

Cette image nous montre cela :

Très souvent , dans notre vie, la foi est une  valeur parmi d’autres...

Mais ce n’est pas la foi dans le sens biblique...

Croire cela veut dire mettre Dieu en première place dans sa vie...

C’est la foi à laquelle Dieu nous appelle, c’est la foi qui a la force de changer notre vie et de  transformer le  monde....

Si Dieu est le premier dans notre vie, il ne nous prendra pas les valeurs dont  nous avons besoin pour être heureux...

Si Dieu est le premier amour dans notre vie, il nous donne la force et la grâce d’aimer plus notre vie , d’aimer plus notre famille, nos amis.

Si Dieu est le premier dans notre vie, il nous aide  à ordonner les autres valeurs, selon la bonne hiérarchie.

Si Dieu est le premier dans notre vie nous entrons dans le chemin sur lequel nous pouvons arranger notre vie, recoller notre vie, nous recueillir...

Comment  discerner qu’ il est  le premier ? ou comment discerner qu’ il n’est pas  le premier... ?

Le critère est la liberté.

Chaque autre chose, autre personne que nous choisissons à la place  de Dieu tôt ou  tard nous prendra notre  liberté...

Si nous sentons que la foi nous prend la liberté cela signifie que notre foi n’est pas vraie. Dieu, dans lequel nous croyons, n’est pas vrai, nous le créons selon  notre image.

C’est pourquoi, pour évangéliser il faut tout le temps chercher la vrai image de Dieu.

C’est une chose fondamentale dans notre conversion.

 

Dimanche - 23 janvier 2022

 

Il y a trois ans le pape François nous a proposé de  vivre le troisième dimanche ordinaire comme le dimanche de la parole de Dieu...

Cette initiative est liée à la semaine de la prière pour l’unité des chrétiens.

Le pape François a écrit dans sa lettre introduisant ce dimanche :

J’établis que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu. Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide.

Cette proposition du Pape nous encourage à nous poser des questions :

Est-ce que nous avons la Bible dans notre maison ?

Est-ce que nous la lisons ?

Je connais beaucoup de familles qui se préparent à la Messe dominicale en lisant ensemble l’Évangile du dimanche.

C’est le moment, dans la vie de la famille, qui la réunit.

Dans la lettre du pape qui a introduit ce dimanche de la parole de Dieu, Francois a fait reference a la premiere lecture...

Le retour du peuple d’Israël dans sa patrie, après l’exil babylonien, fut marqué de façon significative par la lecture du livre de la Loi. La Bible nous offre une description émouvante de ce moment dans le livre de Néhémie. Le peuple est rassemblé à Jérusalem sur la place de la Porte des Eaux à l’écoute de la Loi. Dispersé par la déportation, il se retrouve maintenant rassemblé autour de l’Écriture Sainte comme s’il était « un seul homme » (Ne 8, 1). À la lecture du livre sacré, le peuple « écoutait » (Ne 8, 3), sachant qu’il retrouvait dans cette parole le sens des événements vécus. La réaction à la proclamation de ces paroles fut l’émotion et les pleurs : « Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. […] Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » (Ne 8, 8-10).

Ces mots contiennent un grand enseignement. La Bible ne peut pas être seulement le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés. Elle appartient, avant tout, au peuple convoqué pour l’écouter et se reconnaître dans cette Parole. Souvent, il y a des tendances qui tentent de monopoliser le texte sacré en le reléguant à certains cercles ou groupes choisis. Il ne peut en être ainsi. La Bible est le livre du peuple du Seigneur qui, dans son écoute, passe de la dispersion et de la division à l’unité. La Parole de Dieu unit les croyants et les rend un seul peuple.

Oui, aujourd’hui la parole de Dieu nous conduit très concrètement sur le chemin vers l’unité.

Saint Paul a dit :

Vous êtes corps du Christ
et, chacun pour votre part,
vous êtes membres de ce corps.

Cette parole nous pose la question..

Est-ce que j’arrive ici pour le Christ ?

Est-ce que je viens ici pour Dieu ?

C’est lui-même qui peut nous unir...

Si nous venons ici d’abord pour nous – mêmes, pour les autres, pour le service, pour la paroisse, pour l’habitude ... nous ne bâtirons pas l’unité...  nous construirons des groupes...

 Les groupes autour de  l’un et de l’autre prêtre

Les groupes autour de l’un ou de l’autre,  Monsieur ou Madame...

Les groupes autour de l’une ou de  l’autre culture, tradition, langue...

Mais nous ne serons pas l’unité...

Seulement le Christ  peut nous  réunir...

Et aujourd’hui il  veut nous  indiquer un chemin vers la communion

Il est venu apporter l’unité au genre humain

Il est venu apporter la paix.. mais il a commencé cette mission dès les paroles :

« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

Se convertir cela veut dire se retourner vers Lui..

Se concentrer sur Lui

Et cela nous unira...

 Nous voyons ce processus dans l’Évangile..

Jésus a appelé Pierre et André, après Jean et Jacques et les autres disciples...

Ils étaient  très différents ,  mais  ,  rassemblés autour de Jésus ils construisaient la communauté

En sortant de l’Église je Vous encourage à prendre un passage de la Parole de Dieu dans cette Bible qui est devant nous...

Accueillez ce passage de la Bible avec foi comme la parole que Dieu Vous donne aujourd’hui.

Que cette parole de Dieu nous conduise vers l’unité dans notre famille, dans notre paroisse, dans l’Église.

 

Paroisse     du 
Pays Toy

Paroisse
du
Pays Toy

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du Pays Toy