Le site de cette église semble avoir été de tous temps un lieu sépulcral, tel une nécropole recevant les défunts du Pays toy. Cette constatation fait suite à de nombreuses découvertes. En 1856, dans Voyage historique et archéologique de la Bigorre de Cénac Montaut, il est évoqué la présence de nombreuses tombes de schiste mises au jour à la suite de travaux. Cette constatation fut confirmée en 1980, quand la municipalité dû agrandir le cimetière, puis en 1992, lors de l’élargissement de la route, de même en 2006-2008, lors des travaux d’assainissement. Nous avons peu de photos sur les nombreux sarcophages découverts (à l’exception de celles de Madame Rivière Accornero) et d’études sur ces trouvailles, la DRAC ne s’étant pas manifesté avec enthousiasme pour analyser les pierres et ossements en sa possession. Le chantier a rapidement recouvert de terre, les lieux de fouille. Pour plus de précisions, voir le dossier Petit patrimoine architectural, les cimetières et leurs tombes

 

(1) D'après Martine Chesniaux, le volatile nimbé serait un ibis et le quadrupède avec la croix, un âne, peut être celui qui portait le Christ lors des Rameaux, Cénac-Moncau y voit un loup maigre ? Généralement c'est l'agneau pascal qui porte la croix. Quant à l'ibis, il semblerait que ce soit en fait un pélican, animal christique, qui donne sa vie pour nourrir ses enfants. Etait-ce une difficulté pour le sculpteur de présenter ces deux animaux ? Nous retrouvons le pélican dans nombre d'églises et sur la nappe brodée de l'église d'Arcizans-Avant. Et pour le quadrupède, nous maintenons notre première impression ; ce serait un agneau, d'autant que l'église est dédiée à Jean-Baptiste dont l'attribut est l'agneau. Laure Latanne Bey spécialiste sur le bestiaire médiéval dans les Pyrénées centrales nous rejoint dans cette interprétation.

 

À l’intérieur, l’abside est composée d’une voûte en cul-de-four plus basse que le berceau de la nef. Il en est de même des deux absidioles. Cette voûte maçonnée présente une immense coquille Saint-Jacques.L’imposant retable d’une grande richesse est attribué par P. Debofle à Jean Brunel(l)o. De nombreuses statues ont été dérobées.  De style baroque flamboyant, il est composé de six colonnes torses à guirlandes avec pampres et putti. On y voit saint Jean-Baptiste baptisant Jésus dans les eaux du Jourdain. Il est accompagné à gauche par saint Jean l'Évangéliste avec son livre et à droite par Zacharie, le père du baptiseur, grand prêtre du temple de Jérusalem, il porte un encensoir à la main gauche. En attique, Jean Baptiste présente de sa main, l'agneau divin (le Christ). Ce retable a été restauré en 1988, par l'entreprise Moreno d'Odos qui a également restauré celui de l'église des Angles.Le tabernacle est décoré d'un Christ aux liens. Il est surmonté d'une Vierge à l'Enfant.L'imposant Christ en croix a été offert par la famille Montblanc, riche famille de seigneurs locaux qui a signé son don de ses armoiries : les trois épées.Dans la chapelle de droite (sud), dite chapelle de la Vierge, on y trouve un curieux retable fait de pièces éparses provenant semble-t-il d'autres retables. Les ailerons et les anges en bois sculpté de facture baroque contrastent avec l'imposante vierge de la niche centrale. Assise avec l'Enfant Jésus sur les genoux, elle surprend par son volume et son style Renaissance, malgré ses doigt un peu boursouflés (travail du bois ?). Elle aurait cependant été commandée en 1721-23 (acte notarié) à Asté (aux ateliers Ferrère ?). Elle est en bois bien que paraissant de marbre, vu sa couleur blanche.Dans la chapelle de gauche (nord), dite de la Sainte famille, un retable d'une rare facture attire notre regard. Bien qu'attribué aussi à Jean Brunel(l)o, il nous présente Jésus enfant tenant par la main son père et sa mère, Joseph et Marie, tous trois marchant sur des nuages ! D'après le frère Matthieu de l'abbaye de Tournay, la scène représenterait le retour d'Egypte. Les personnages sont surmontés en attique par le Saint-Esprit représenté par une colombe. Ce retable a été restauré en 1995 par une entreprise toulousaine.Les  bénitiers des deux côtés de l'entrée sont du XVIIe siècle :  1602 et 1607.Les fonts baptismaux à l'entrée  sont composés d'un prisme parallélipédique en  pierre du pays. Certains l'attribuent à l'époque romane. Ils font penser à ceux de Luz (XIIe-XIIIe siècle).Belle vue sur Luz, l’église d’Esquièze et le château Sainte-Marie. Aire de pique-nique.Visite libre en juillet et août, l'après-midi. Photos J. OmnèsPS : Jean Brunel(l)o est un Vendéen, né vers 1667. Il vécut à Tarbes où il mourut en 1742.

 

L’église Saint-Jean-Baptiste de Sère-en-Barèges est un long édifice historique (30 mètres) des XIe et XIIe siècles, fait de galets et de schistes. Il comprend un plan basilical à trois nefs avec absides et absidioles en cul-de-four ainsi qu'un clocher-mur à penàus (marches ou redents) unique en Lavedan. Il abrite deux cloches. La plus petite date probablement de 1844/1846 d'après M. Laffont ; la plus grande de 1886. Toutes deux proviennent de la fonderie Dencausse de Tarbes.
Des contreforts plats épaulent le bâtiment jusqu’à la corniche à modillons.

Son porche à arcade, protège un portail à chrisme qui ressemble à ceux d’Aucun et de Luz. Ce chrisme est encadré par quatre animaux, à la sculpture fruste, dont trois volatiles et un quadrupède. (1) Il est un fait que les grands sculpteurs médiévaux de Gascogne ou d'Aragon ne s'éternisaient pas trop dans ces régions éloignées. Les grands chantiers de Moissac, de Jaca ou des grandes abbayes avaient leur préférence.

Les colonnes sont surmontées de chapiteaux représentant des griffons (mélange de lion et d’aigle). Cette église est considérée par beaucoup comme la plus ancienne du département. Paul Perret dans ses Pyrénées françaises (1881) trouvait qu'elle "offrait aux archéologues le plan régulier des premières basiliques romanes." Les comtes de Bigorre y tenaient leurs assises quand ils se rendaient en vallée de Barège(s). Le cartulaire de Bigorre, dans son censier, fait mention de la visite de la comtesse Béatrix et de son fils venus chercher leurs droits. Son importance viendrait de son rang d'archiprêtré. Elle est classée Monument historique depuis 1914.



Eglise de Saint-Jean-Baptiste de Sère

Paroisse     du 
Pays Toy

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17 June 2022